I'm an african-canadian who lives in the city of Cap Rouge, in the new great town of Quebec City. I'm an expert (Ph.D.) in communication, informatics communauties, business intelligence and international marketing. This site is a place where I share my knowledges and where I want receive the comments of my knowledge partners to, finally, enhance mine.

dimanche, mai 08, 2005

La propriété intellectuelle ne se perd jamais

Marthe Lefebvre saura se souvenir de la belle vision qu'elle a eu en repérant un beau cerveau africain que personne ne voulait nommer en ces temps-là...
Pourtant c'était mon oeuvre... Mon nom est Moussa Sarr:
http://www.cpdul.com/filfacto.html

lundi, avril 18, 2005

En souvenir de mon ami Ndiouga Sakho

http://www.destination-senegal.com/news/ecole-hoteliere.htm

Une école hôtelière sera bientôt implantée à Saly :La Société d’Aménagement et de promotion de la Petite Côte (Sapco) a conclu un accord de partenariat avec l’Ecole hôtelière du Québec pour un projet de construction d’une structure de formation sur le site de Saly.

On en parlera un jour... La vérité ne dort jamais à la belle étoîle, elle rentre toujours au bercail.
Dieu et Serigne Touba, seuls témoins...

En souvenir de François Tavenas

... Je dois mentionner ici les succès de la Chaire. publique mise sur pied ...Moussa SARR.

Nous ne t'oublieronms jamais car si l'Université Laval vit de l'International c'est parce que tu as su lui montrer la direction. La vérité émergera un jour car comme le dit Hegel: ce n'est qu'à la tombée de la nuit que la chouette de minerve prend son envol. http://www.cvm.qc.ca/encephi/CONTENU/ARTICLES/PHILO.HTM

De quoi j'ai débattu dernièrement

Le débat sur "L'exode des cerveaux: analyse d'une réalité complexe dans une société mondialisée" suivra le 9 mars, avec Gilles Breton, directeur du Bureau international de l'Université, Jean-Claude Asselin de l'Agence universitaire de la francophonie, et Moussa Sarr, président du D.S.L.

http://www.scom.ulaval.ca/Au.fil.des.evenements/2004/02.05/campusex.html

Retour dans l'histoire, clin d'oeil à mon ami Daniel Mercure

http://www.scom.ulaval.ca/Communiques.de.presse/2000/juin/aislf3.html

Sous le thème " Une société-monde? ", les participants au XVIe Congrès de l'Association internationale des sociologues de langue française (AISLF), qui se tiendra à l'Université Laval (Québec, Canada) du 3 au 7 juillet 2000, se pencheront sur l'axe d'étude " Quelle mondialisation? ". L'objectif est d'examiner les nouveaux rapports de domination et de dépendance entre la triade Amérique du Nord/Europe de l'Ouest/Japon et le reste du monde. Les conférenciers analyseront les enjeux politiques de la mondialisation, les nouveaux rapports entre économie et politique, la redéfinition du rôle de l'État, les tensions entre les espaces local et global et l'importance grandissante des grandes métropoles dans le processus de mondialisation.
Immanuel Wallerstein de l'Université de Binghamton (États-Unis); Robert Cox de l'Université York; Boaventura de Sousas Santos de l'Université de Coïmbra (Portugal); et François Ascher de l'Université de Paris feront partie du panel de conférenciers qui débattront de cette question, le mardi 4 juillet 2000, à 9 h, au Théâtre de la Cité universitaire sur le campus.

vendredi, janvier 21, 2005

Présentation:

Moussa Sarr, Ph.D
Chargé de projet au département Recherche – Valorisation – Transfert
Cefrio: http://www.cefrio.qc.ca/
moussa.sarr@cefrio.qc.ca

Chercheur post-doctorant:

TACT/Université Laval
http://www.tact.fse.ulaval.ca/

Thème de recherche: Ingénierie collaborative et études des intéractions médiatisées par l'ordinateur dans les CoPs.

Formation:

Post-doctorat en sciences de l’éducation (ingénierie collaborative et interactions médiatisées par l’ordinateur dans les CoPs) – Université Laval - Canada

Doctorat en sociologie (communautique - Intelligence collective) - Université Laval - Canada

Stage doctoral en anthropologie, université Laval - Canada

Maîtrise en communication publique - Université Laval - Canada

Maîtrise en sciences et technique de la communication- Université Stendhal-Grenoble (France)

Diplôme universitaire de technologie en relations publiques – Université de Toulouse I – Rangueil (France)

Cours complétés en informatique (analyse), en gestion de projet, en marketing international.

Expérience:

Outre une formation transdisciplinaire . Il a toujours allié travail et études. En effet, il était directeur des communications de la firme Joli-Cœur Lacasse Geoffrion Jetté Saint-Pierre pendant la période de rédaction de sa thèse de doctorat. Il s’est occupé de la réingénierie des processus de communication de cette organisation en articulant la stratégie sur la gestion des connaissances et l’utilisation des technologies de communication pour la gestion du workflow. Vacataire à l’entreprise d’entraînement de l’Université Laval (Facto), il a conceptualisé et conduit avec panache la réalisation d’une mémoire entrepreneuriale qui a été primée par Industrie Canada dans le cadre des Francommunautés virtuelles (http://www.europen.info/franzoesisch/index.html) . Il travaille actuellement à mettre en place un dispositif complémentaire orienté vers la capitalisation sur les connaissances externalisées - dispositif collaboratif et de veille stratégique- http://www.facto.ulaval.ca/PortalCSVS/DesktopDefault.aspx?ReturnUrl=%2fportalcsvs%2fConnectionPortail.aspx) . Il a conduit avec brio la réingénierie des processus de communication du service de reprographie de l’Université Laval dans une approche e-marketing. Cette démarche a permis à cette organisation de devenir une unité pilote du programme de standardisation des valeurs communicationnelles de l’Institution (http://www.srep.ulaval.ca/).

Il est fondateur de la Chaire Publique de l’Aeliés à l’Université Laval pendant son mandat de Vice-Président aux communications de l’Association des étudiants gradués de l’Université Laval (http://www.aelies.ulaval.ca/).

Il a été aussi conseiller scientifique du Symposium de Québec sur la solidarité intergénérationnelle et signataire de la déclaration qui en a émergé (http://www.oing.francophonie.org/confer/CONFER4/PDF/solidarite.pdf.)

Il est au correspondant à l’Année Francophone Internationale (http://www.ulaval.ca/afi/) et membre du conseil d’administration du Forum Francophone des Affaires (http://www.ffacnc.qc.ca/nos_administrateurs.cfm).

Quelques publications témoignent de son intérêt pour la génération et le partage du savoir.

jeudi, janvier 20, 2005

Communauté de pratique: vers la naturalisation de la CoP

Bibliothèque virtuel:

Aux sources de Georges Pòr et d'Étienne Wenger :
http://www.co-i-l.com/coil/knowledge-garden/cop/index.shtml

À la production de François Noubel:
www.thetransitioner.org

Aux applications de Thérèse Laferrière:
www.tact.fse.ulaval.ca

Théories:

Communauté et culture:

De la communauté comme catégorie sociologique en réémergence:

Ferdinand Tönnies
http://www.uqac.uquebec.ca/zone30/Classiques_des_sciences_sociales/classiques/tonnies_ferdinand/communaute_societe/communaute_soc_tdm.html

Essai de définition:
http://www.scn.org/gcad/whatf.htm

De l'holoptisme (Jean-François Noubel) :
http://www.thetransitioner.org/Intelligence_Collective_Revolution_Invisible_JFNoubel.pdf

ou de la connexité (Moussa Sarr) comme nouvelle valeur du comunity building:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Connexité

Note de lecture et essai pour juin

Communautés de pratiques et transfert intergénérationnel
Apprendre au quotidien dans l’organisation québécoise















Les fondements psychosociologiques de l’appropriation des CoPV par les travailleurs québécois.
Étude de cas

























Moussa Sarr, Ph.D.
Chercheur post-doctorant au TACT –Université Laval





Sommaire :

Introduction :

Problématique :

La naturalisation de la CoPV serait un élément de succès pour le déploiement des communautés de pratique (essaimage) et un outil essentiel pour la transformation de l’organisation québécoise dans la nouvelle socioéconomie mondiale.

- de la communauté mécanique (Gemeinshaft) à la communauté organique (Gesselshaft)
- La communauté à l’ère d’internet: nouvelle approche théorique
- La naturalisation de la communauté comme principe fondamental du succès de l’implantation des CoPV dans la socioéconomie québécoise (naturalisation versus institutionalisation)
- http://www.infed.org/community/community.htm
- La mécanisation des rapports comme facteur clé de la naturalisation
- L’intérêt de l’étude des dimensions psychosociologiques de la CoPV

I - Psychosociologie et communauté de pratique

- Les théories en psychologie sociale :

o La psychologie sociale (interactions et représentations sociales.)
o La psychologie du travail (relations de l'homme avec son environnement physique et social du travail.)

- Le monde du travail au Québec

o Panorama quantitatif : http://www.statcan.ca/francais/Pgdb/labor43_96a_f.htm
o Panorama qualitatif

- Psychosociologie et communautés de pratiques

o Les dimensions de la communauté de pratique
o L’apprentissage dans les communautés de pratiques
o Psychosociologie et apprentissage
o La question de la confiance dans la dynamique de la CoPV

§ Le rôle de la confiance dans la performance collective, la théorie de Jean-Yves Prax (introduction à la problématique essentiel ou ma préoccupation essentielle)
§ Essai de définition à partir du champ théorique délimité par Prax
Lecture et analyse en cours
La littérature sur le sujet est abondante et les définitions très diverses et variées, par exemple :la confiance analysée d'un point de vue rationnel, comme un choix raisonné, par exemple le ratio effort-bénéfice d'une action individuelle au sein d'un collectif ; on entend parler d'indice de confiance, de ce qui est maîtrisable ; la notion peut être en cas de délégation.La confiance analysée d'un point de vue normatif, conforme à un label, une certification : par exemple, nous sommes capables de confier notre santé et notre vie à un médecin parfaitement inconnu au seul prétexte qu'il a obtenu un diplôme national, diplôme que nous ne vérifions même pas, alors que nous hésiterons à confier les clefs de notre véhicule à un laveur de voitures. Telle marque de voiture ou de matériel informatique nous inspire confiance.Une confiance par intuition, par croyance, qui ne suppose pas de véritable délibération critique, elle est affective, esthétique, c'est-à-dire purement émotionnel et par conséquent tout à fait irrationnelle. Beaucoup de comportement racistes sont typiquement dans ce registre mais même sans aller jusque là, essayez donc d'aller solliciter un emprunt à votre banquier en babouches !la confiance vue d'un point de vue social, basé sur une sorte « d'engagement de moyens » issu d'un code partagé (souvent implicite) de devoirs réciproques, de valeurs morales et d'éthique. « Il n'a pas réussi, mais il a fait tout ce qu'il pouvait »La perspective rationnelle se définit comme « une attente sur les motivations d'autrui à agir conformément à ce qui était prévu dans une situation donnée ». Elle considère l'individu comme un acteur rationnel, prévisible, et sa rationalité est confortée par le fait que ses choix et ses actes sont gagnants, utiles. On n'est pas loin de « poulain sur lequel on a misé ». Cette définition de la confiance, largement présente dans le monde professionnel, a des avantages et des limites.l'avantage majeur est qu'il n'y a pas confusion entre « confiance » et « affinité » ; une personne peut acheter un livre par amazon.com, car elle a confiance dans le système de paiement et de livraison, mais aucune affinité. Ne vous est-il jamais arrivé, impressionné par le professionnalisme d'un individu, de dire « il est bon et je lui fais entièrement confiance, mais je ne passerais pas mes vacances avec lui ».La limite réside dans la prévision de rationalité : un individu confronté à un système complexe : environnement incertain, jeu de contraintes, choix difficiles, n'agit pas toujours de la façon qui était prévue et n'obtient pas toujours les résultats escomptés.La théorie de la rationalité en économie voudrait que les choix individuels s'appuient sur des raisonnements utilitaires : si je préfère A à B et B à C, alors je préfère A à C ;Toute décision est fondée sur un calcul coût-bénéfice, ou sur une analyse de risque.Dans la vraie vie, cette rationalité n'existe pas ! En effectuant leurs choix les hommes n'obéissent pas aux lois bayésiennes de la décision :ils accordent trop de poids à l'information qui leur est parvenue en dernier ;ils ne sont pas sensibles à la taille de l'échantillon, c'est même souvent l'inverse[1],ils réagissent plus à la forme qu'au fond.La perspective sociale considère qu'un individu n'est pas évalué uniquement par ses résultats mais aussi en tant qu'acteur social ; il peut conforter les prévisions ou de les décevoir, à condition qu'il le fasse dans le respect de ses obligations morales et d'un certain nombre de codes. Une intentionnalité limitée au champ d'interaction Comme nous le constatons, le champ d'investigation est immense, mais on peut singulièrement le réduire si l'on accepte l'hypothèse d'une confiance limitée au domaine d'interaction ; je m'explique : lorsqu'on fait confiance à une autre personne, ce n'est pas dans l'absolu, c'est dans un domaine précis, qui est le champ d'interaction prévu ; ainsi une jeune adolescente qui accepte de sortir au cinéma avec son ami lui fait confiance par rapport à un certain nombre de critères ; ces critères ne sont pas les mêmes que ceux qui dicteront le choix du futur directeur général d'une firme internationale, ou encore d'un guide de haute montagne.Nous nous limiterons ici à une analyse de la confiance dans un environnement professionnel (même si cette limite ne supprime pas complètement les facteurs affectifs et moraux, loin s'en faut), et principalement dans le champ de l'action collective au sein d'une communauté : travail en équipe, partage de connaissance, mutualisation de compétence, décision collective, process Si l'on prend soin de distinguer la confiance de l'affinité, alors on devine que, dans un groupe de travail ou une équipe, la confiance est en forte interaction avec la compétence : chaque membre fait confiance à un individu pour sa capacité à Alors la question devient :


« comment créer dans une équipe les conditions de la confiance mutuelle ? » Comment créer la confiance ? L'approche de la compétence que propose R. Wittorski[2] nous renseigne sur le processus de création de confiance au sein d'un groupe ; selon lui, la compétence s'élabore à partir de cinq composantes :La composante cognitive : elle est constituée de deux éléments : les représentations et les théories implicites (paradigmes) ; on distingue les représentations cognitives (savoirs et schèmes d'interprétation) et les représentations actives (construction par l'auteur du sens de la situation).La composante affective : c'est l'un des moteurs de la compétence. Elle regroupe trois éléments : l'image de soi (valorisation de notre personne), l'investissement affectif dans l'action (plaisir de ce que l'on fait), l'engagement (motivation). Le premier élément suggère à quel point elle est influencée par l'environnement social immédiat : un jugement positif ou négatif agira directement sur l'image de soi et aura pour effet de renforcer ou casser la motivation (voir l'effet Pygmalion ci-dessous).La composante sociale : elle représente la reconnaissance par l'environnement immédiat de la pratique de l'individu ou du groupe et aussi l'image que ces derniers se font de cette reconnaissance ; ce dernier point indique que la composante sociale comporte également le choix que l'acteur fera de « ce qui est montrable ». La stratégie du connaisseur n'est pas tant de connaître mais de faire savoir qu'il connaît.La composante culturelle : elle représente l'influence de la culture sociale sur les compétences.La composante praxéologique : elle renvoie à la pratique dont le produit fait l'objet d'une évaluation sociale ; il s'agit de la partie observable (évaluable) de la compétence.L'effet PygmalionNous opterons pour une approche mixte, à la fois rationnelle, sociale et affective de la confiance, c'est à dire l'ensemble des facteurs permettant la collaboration entre les membres d'une équipe, basées sur le respect mutuel, l'intégrité, l'empathie, la fiabilité. Les cinq composantes citées ci-dessus sont à la fois l'image de soi même, -et l'image de soi vu à travers le regard des autres. Le groupe agit comme un miroir grossissant ; en psychologie, on appelle cela l'effet Pygmalion : "La prédiction faite par un individu A sur un individu B finit par se réaliser par un processus subtil et parfois inattendu de modification du comportement réel de B sous la pression des attentes implicites de A".Il s'agit d'un mécanisme amplificateur en boucle : un jugement négatif de A casse la confiance de B en lui même, ce qui se voit et a pour effet de renforcer A dans son jugement négatif initial[3]. La confiance dans le partage de connaissances Au cours de nos missions de Knowledge Management, nous avons pu interroger un certain nombre de professionnels de tous niveaux sur la question : « qu'est-ce qui favorise (ou empêche) le partage de connaissance dans un groupe de travail ? » Tous ont spontanément insisté sur le caractère primordial de la confiance dans une équipe et ils ont précisé les facteurs susceptibles de la créer : 1. Réciprocité (jeu gagnant-gagnant) J'accepte de donner mes idées, mon ingéniosité, mon expérience au groupe, mais j'attends que les autres membres en fassent autant ; chacun veille à respecter un équilibre en faveur d'une performance collective. Ce mécanisme de surveillance exclut le « passager clandestin », c'est à dire celui qui à l'intention de recueillir les fruits du travail du groupe sans y avoir vraiment contribué. 2. Paternité (identité, reconnaissance)J'accepte de donner une bonne idée à mon entreprise, et de voir cette dernière transformée en une innovation majeure ; mais je ne tolèrerais jamais de voir l'idée signée du nom de mon chef à la place du mien. Il s'agit d'un fort besoin de reconnaissance de la contribution d'un individu au sein d'un groupe.3. Rétroaction (feed-back du système)L'erreur est la première source d'apprentissage ; à condition d'avoir un feed-back du système.L'enfant apprend par un processus répétitif de type essai-erreur-conséquence :essai : il faut que l'organisation encourage les initiatives, les « stratégies tâtonnantes » afin de développer l'autonomie et la créativité ; comment un enfant apprendrait t'il à marcher s'il avait peur d'être ridicule ?Erreur : elle doit être documentée et communiquée (feed-back) ; la conséquence la plus immédiate sera d'éviter aux autres de la reproduire !Conséquence : c'est le point le plus fondamental ; un système est apprenant dans la mesure où il délivre à l'individu le feedback sur son action, ce qui lui permet immédiatement d'évaluer l'impact de son action sur le système. C'est ce qui pose problème dans les très grandes organisations : l'individu peut faire tout et son contraire, dans la mesure où il n'a jamais de réponse du système, il ne saura jamais évaluer le bien-fondé de ses actions et progresser.Dans un groupe, l'erreur doit être admise, c'est un signe très fort de la confiance et du fonctionnement effectif du groupe. En revanche on ne devrait jamais laisser quelqu'un la dissimuler.4. Sens (unité de langage, de valeurs)Une connaissance strictement personnelle ne peut être partagée que par l'utilisation d'un code et d'une syntaxe connue d'un groupe social, qu'il soit verbal ou non verbal, alphabétique ou symbolique, technique ou politique En faisant partie de la mémoire collective, le langage fournit à chaque individu des possibilités de son propre développement tout en exerçant un fort contrôle social sur lui. Ainsi, le langage est à la fois individuel, communicationnel et communautaire.Mais ce n'est pas tant un problème de traduction que de sens : dans une conversation, deux interlocuteurs peuvent arriver à partager des mêmes points-de-vue s'ils établissent un processus de coopération : écoute active, participation, questionnement, adaptation sémantique, feed-back, reformulation. En effet, si le mot, comme symbole collectif, appartient à la communauté linguistique et sémantique, le sens qu'il recouvre est purement individuel car il est intimement lié à l'expérience et à l'environnement cognitif dans lequel se place l'individu. La confiance, une construction incrémentale Les auteurs et nos expériences s'accordent sur la nature incrémentale du processus de construction de la confiance ; dans certains domaines commerciaux, par exemple, on dit « il faut 10 ans pour gagner la confiance d'un client, et 10 minutes pour la perdre ! ».Cette notion est largement étayée par le modèle de Tuckman qui voit quatre état chronologiques (ontologiques) majeurs dans le développement d'un groupe : formation, turbulence, normalisation, performance[4]La confiance se construit, puis se maintient ; alors qu'il est difficile de distinguer un processus standard de construction de la confiance, en revanche, il semble qu'un modèle en 5 composantes puisse rendre compte de son maintien : instantanée, calculée, prédictive, résultat, maintien. La confiance instantanéeA l'instant même de la rencontre, un individu accorde à l'autre un « crédit de confiance »; c'est un processus instantané mais limité, peu fondé ni étayé, donc fragile, sous haute surveillance ; une sorte de confiance sous caution. C'est ce qui permet à des gens qui sont parachutés dans des groupes temporaires de pouvoir travailler ensemble, par exemple dans les équipes de théâtre ou de production cinématographique, dans les équipages d'avion, dans les staffs médicaux, etc. Cette confiance se base principalement sur deux facteurs : on estime que les autres membres ont été sélectionnés par rapport à des critères de fiabilité, compétence, valeurs, etc. On a affaire à la notion de tiers-certificateur, dont on verra plus loin que le rôle peut être capital. On suppose qu'il y a réciprocité : si je n'accorde pas ma confiance à l'autre, alors l'autre en fera autant et il nous sera impossible de construire la moindre relation. Ce type d'équipe se met très vite au travail et devient performant sans passer par les longues et progressives étapes de maturation. La confiance calculéeCette étape est franchie lorsque les acteurs attendent qu'une collaboration apporte un certain bénéfice. La confiance trouve alors sa source dans la conformité ou non de l'exécution d'une tâche collaborative particulière ; par exemple, la confiance d'un client dans une entreprise générale qui construit sa maison peut être assortie de mécanismes de contrôle et de clauses de pénalités de façon à maîtriser des dérives ou des comportements opportunistes.L'une des façons de créer un climat de confiance est de mettre en place des procédures, comme la définition des rôles et responsabilités, des mécanismes de reporting, etc.La confiance prédictiveDans le process prédictif, la confiance est largement basée sur le fait que les acteurs se connaissent bien : ils se basent sur le comportement passé pour prédire le comportement à venir. Les acteurs qui n'ont pas la possibilité d'avoir des relations ou expériences communes réclameront des séances d'entraînement, des réunions ou d'autres dispositifs leur permettant de mieux se connaître.La confiance basée sur le résultatDans ce mécanisme, la confiance est basée sur la performance de l'autre. Au départ, cette confiance dépend des succès passés ; elle sera encore renforcée si l'autre accomplit sa tâche avec succès, et rompue si des problèmes sont rencontrés. Ce mécanisme est particulièrement important dans les communautés virtuelles où les acteurs ne se connaissent pas, ne peuvent pas voir comment les autres travaillent ; ils ne peuvent juger que sur le résultat : délai, qualité des produits La confiance intensiveFinalement la confiance intensive suppose que les deux parties identifient et acceptant les objectifs, finalités et valeurs de l'autre. La confiance dans les communautés virtuelles Le texte ci-dessous est le résultat d'une expérience menée avec quatre groupes d'étudiants devant effectuer une travail commun à distance en utilisant des outils de groupware et de visioconférence.L'expérience a montré que la confiance jouait un rôle primordial dans la qualité du travail collaboratif et que l'usage d'un outil présentait de nombreux risques de sérieusement l'entamer, voire la détruire. Un certain nombre de comportements ont été révélés comme porteurs de danger : s'enflammer : s'énerver tout seul et se décharger dans un longue tirade écrite ;poser des requêtes ou assigner des tâches irréalisables;ignorer les requêtes ; ne pas répondre à ses mails;dire du mal ou critiquer quelqu'un;ne pas remplir ses engagements.Bien entendu on se doute que ce genre de comportement n'est pas fait pour améliorer la confiance, mais il se trouve que l'usage d'un outil les rend davantage possibles qu'une interaction physique. En effet, dans une conversation face-à-face, il se produit des sortes de micro-boucles qui ont la vertu de désamorcer des conflits par une meilleure compréhension des points-de-vue de chacun. La plupart des crises sociales sont des crises du langage et du sens. Facteurs établissant/diminuant la confiance dans un groupe La confiance est renforcée quand : +: la communication est fréquente, les membres sont bien informés et partagent leurs compréhensions -:Il y a peu de communication, les idées ne sont pas partagées. +:Les messages sont catégorisés ou formatés, ce qui permet aux récepteurs une économie de temps -:Les membres ne sont pas réactifs ; certains messages urgents restent sans réponse. +:Les tâches, rôles et responsabilités sont bien définis, chaque membre connaît ses propres objectifs -:Les objectifs n'ont pas été clairement définis. +:Les membres tiennent leurs délais et leurs échéances -:Les délais et livrables n'ont pas été clairement définis. +:Il y a un esprit positif permanent, chaque membre reçoit des encouragements et un feed-back-:L'esprit n'est pas positif et il n'y a pas de feed-back ou celui ci est systématiquement négatif. +:Les membres s'entraident mutuellement -:Les membres cherchent plutôt à esquiver, à éviter de contribuer. +:Les attentes personnelles et celles du groupe ont été clairement identifiées -:Les attentes personnelles et celles du groupe n'ont pas été identifiées. +:Les membres ont le même niveau d'engagement -:Les membres ne s'engagent pas vraiment. +:La performance est élevée -:La performance est faible Ces facteurs contribuent à une performance du groupe élevée ou faible, qui elle-même contribue par une boucle de retour à la motivation des acteurs pour coopérer. On peut parler d'une véritable spirale de la confiance. La spirale de la confiance A partir des différents éléments cités ci-dessus, on peut donc évoquer un processus cumulatif, une sorte de spirale, qui peut être positive ou négative :au départ, un acteur va contribuer au groupe sur la base d'une « confiance instantanée », donc forcément limitée ;en fonction de la contribution des autres, du côté positif du feed-back et éventuellement de la performance constatée, cet acteur sera incité à renforcer sa contribution. En sens opposé, on peut vite imaginer comment se crée un « processus contre-productif » où la dimension sociale d'un groupe joue dans le sens contraire de la compétence individuelle et finit par démotiver complètement la personne. En d'autres termes, si on oppose une personne compétente à un système déficient, le système gagne à tous les coups. La compétence individuelle, 6ème facteur de performance collective Dans cet esprit, une étude nord-américaine a démontré que la compétence individuelle n'intervenait qu'en sixième position comme facteur de performance collective ; les spécifications des produits, le système organisationnel, les feed-back du système aux actions étant des préalables à l'efficacité collective.Spécifications claires (produit de sortie, standards )Support organisationnel (ressources, priorités, processus, rôles )Conséquences personnelles (reconnaissance des autres )Feedback du système (résultat d'une action)Savoir-être de l'individu (physique, mental, émotionnel)Compétence et savoir individuelCela tend à montrer que les dispositifs de formation professionnelle sont certes nécessaires, mais qu'il peuvent être très dispendieux s'ils ne s'inscrivent pas dans une démarche globale, incluant une refonte des organisations (modes de fonctionnement de l'équipe, management), du système d'évaluation et de reconnaissance (objectifs, réalisation, évaluation de la performance), des processus (modélisation des tâches et des compétences), des spécifications produits. Les conventions du travail collaboratif Revenons à nos équipes virtuelles ; il semblerait qu'un certain nombre de conventions ou protocole favorisent l'établissement d'un niveau de confiance suffisant pour un travail collaboratif efficace. Ces conventions se regroupent en cinq catégories : Catégorie: IntégritéCaractéristiques: honnêteté, éthique, loyauté, respect, fiabilité et engagementFacteurs et comportements: être honnête, tenir ses engagements,être réactif,être droit et loyal, être fiableCatégorie: HabilitationCaractéritiques: savoirs, savoir-faire, compétences individuelles etcollectivesFacteurs et comportements: mettre en application avec succès les savoirs, compétences, partager les expériences, les bonnes pratiquesCatégorie:OuvertureCaractéristiques: volonté de partager des idées et des informations, intérêt aux autres, apprendre des erreurs Facteurs et comportements: informer les autres,partager librement les idées et les informations, être curieux,donner un feed-back positif,reconnaître ses erreursCatégorie: CharismeCaractéristiques:empathie, envie de bien faire, bonne volonté, générositéFacteurs et comportements: s'entraider,être amical, être courtois,avoir de la considération,rester humble,savoir apprécier le travail des autresCatégorie: AttentesCaractéristiques: bénéfice potentiel, cohérence, évaluationFacteurs et comportements: être à l'écoute des attentes, rechercher un consensus ou des compromis, rester cohérent sur les attentesCe qui est important dans cette énumération de facteurs, c'est qu'ils n'ont pas tous la même importance par rapport au processus cumulatif de construction de la confiance :certains sont mineurs, ils seront corrigés en temps réel : quelqu'un oublie de communiquer une information, le groupe lui fait remarquer, il s'en excuse ; c'est une mise au point nécessaire.Certains sont « proportionnels » : tout le monde n'a pas le même charisme et cela n'empêche pas forcément un groupe de fonctionner .Certains sont majeurs et définitifs : c'est notamment le cas des facteurs regroupés dans la catégorie « intégrité » ; une trahison sera perçue comme une atteinte définitive à la confiance. Conclusion : le rôle de la confiance dans la connaissance collective Une fois admis que la subjectivité, l'affectif, l'émotion, gouverne nos représentations individuelles, on conçoit que le processus de construction collective d'une représentation passe nécessairement par une étape de mise en commun des perceptions, de confrontation, de négociation et de délibération de ces différentes subjectivités. Ce processus nécessite des qualités humaines d'empathie, de « reliance[5] » davantage que des capacités d'analyse. En ce sens, l'organisation n'est pas tant un système de « traitement de l'information » mais bien de « création de connaissance collective». C'est là que réside l'enjeu humain du Knowledge Management.Du Knowledge Management au knowledge enablingPartant de ces considérations sur la nature de la connaissance, profondément engrammée dans l'individu en tant que sujet, on peut en déduire qu'on ne manage pas la connaissance, comme on manage un objet ; le terme Knowledge Management, que j'utilise volontiers, est en fait un abus de langage ; tout au plus peut on manager les conditions dans lesquelles la connaissance peut se créer, se formaliser, s'échanger, se valider, etc. Les anglo-saxons parleraient de knowledge enabling.Cela permet également d'introduire une précision fondamentale : le management de la connaissance collective est avant tout une problématique de flux ; ce qui est important c'est de manager les transitions entre tous les états de la connaissance : tacite, implicite, explicite, individuel, collectif, etc. Tous les outils du KM (socialisation, formalisation, médiatisation, pédagogie) doivent se focaliser sur l'optimisation de ces flux de transition.[1]« un mort c'est un drame, dix morts c'est un accident, mille morts c'est une statistique »[2] R. Wittorski, De la fabrication des compétences, Education permanente, n°135, 1998-2[3] L'auteur souligne que l'effet Pygmalion joue à plein régime dans les classes de 6ème à terminale ; à partir de son attitude pendant les cinq premières minutes du premier cours de l'année, un professeur peut littéralement casser un élève ou le rendre passionné.

§ La confiance comme moteur de la naturalisation de la CoPV
§ La confiance comme principe fondamentale de l’implantation d’une CoPV
§ Études de cas

Conclusion :

Du lien social dans la culture organisationnelle au Québec

Mutation organisationnelle et accélération socio-économique au Québec

L’adaptation des CoPV à la psychologie sociale québécoise


Bibliographie :

http://www.unige.ch/fapse/SSE/groups/life/chantiers/life_chantier_16.html
Allieu, N. (1998) Transfert et interdisciplinarité, in Astolfi, J.P. et Pantanella, R. (dir.) Apprendre, Numéro hors série des Cahiers pédagogiques, pp. 61-65.
Altet, M. (1998) Quelle formation professionnalisante pour développer les compétences de " l'enseignant professionnel " et une culture professionnelle d'acteur, in Tardif, M., Lessard, C. et Gauthier, C. (dir.) Formation des maîtres et contextes sociaux. Perspectives internationales, Paris, PUF, pp. 71-86.
Argyris, C. (1995) Savoir pour agir, Paris, InterÉditions.
Arsac, G., Chevallard, Y., Martinand, J.-L., Tiberghien, A. (dir.) (1994) La transposition didactique à l'épreuve, Grenoble, La Pensée Sauvage Éditions.
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mercredi, janvier 19, 2005

KM chez Joli-Coeur Lacasse, une réalisation de Moussa Sarr

Le KM chez Joli Cœur, Lacasse, Geoffrion, Jetté, St-Pierre
www.jolicoeurlacasse.com
Article Réseau Cefrio: http://www.cefrio.qc.ca/pdf/Reseau_mars_2002.pdf
Sur théorie de l'intelligence collective, voir le wiki de Jean-François Noubel: http://www.thetransitioner.org/wikifr/tiki-index.php

Valoriser les compétences

Quelques minutes avant son départ pour le Michigan où il devait assister à un important congrès réunissant des chercheurs de renommée mondiale en gestion de la connaissance, Moussa Sarr a vu s'ouvrir devant lui une opportunité inespérée.

Spécialisé en gestion des organisations et en communication, le chercheur s'apprêtait à s'installer aux États-Unis lorsqu'il reçut un appel de Me Paul Routhier, président de Joli Cœur, Lacasse, Geoffrion, Jetté, St-Pierre, une importante firme d'étude légale du Québec. Le but de l'appel : lui offrir le poste de directeur des communications avec pour mandat d'implanter un système de gestion de la connaissance (knowledge management ou KM). Pour M. Sarr, aucune hésitation possible; pour lui, la firme serait un laboratoire privilégié où il pourrait mettre en application les résultats de plusieurs années de recherche dans son champ d'investigation.

Au départ, Me Routhier se rappelle que les notions de KM demeuraient extrêmement abstraites dans son entreprise. "Toutefois, nos besoins en communications et en gestion des informations s'accroissaient considérablement. Il devenait impératif de passer à une seconde génération d'outils interactifs afin de faciliter notre processus organisationnel. Nos recherches nous ont menés à Moussa Sarr, un spécialiste de la question bardé de diplômes qui est désormais le maître d'œuvre de ce processus qui transforme passablement, et heureusement, nos façons de faire".

Une question d'efficience à l'avantage du client

L'implantation d'un processus de KM chez JoliCoeur, Lacasse, Geoffrion, Jetté, St-Pierre était pratiquement devenue une condition essentielle au maintient d'un bon niveau de cohésion entre les employés et collaborateurs de la firme; non seulement celle-ci œuvre à l'international à la suite de son association avec le Panone Law Group, une importante firme légale qui entretient une présence dans un réseau mondial constitué de 750 avocats, mais elle possède en outre des bureaux à Québec, Trois-Rivières et Montréal.

En premier lieu, il s'agissait donc d'étoffer ce réseau de contacts et de connaissances afin de faciliter le travail d'équipe, l'échange et le perfectionnement des connaissances. "Non seulement les connaissances juridiques, mais aussi celles liées à nos relations d'affaires. Il fallait aussi permettre à notre personnel de se développer en relation avec son milieu, ainsi que définir et comprendre ce qu'il advient des clients dans leur évolution. En ce sens, la valeur marchande de l'information devenait vraiment digne d'intérêt parce qu'elle était produite dans le cadre d'un réseau et non plus par une seule personne", explique Me Routhier.

Dans une étude légale, il faut comprendre que la valeur financière des prestations est directement proportionnelle au niveau de compétence des intervenants. Dans tous les bureaux, il y a des stagiaires, des techniciens, des jeunes avocats, des avocats intermédiaires et des avocats seniors; or, chacune de ces personnes commande un prix différent. "Quand on traite un dossier, peu importe sa taille, le client ne veut payer que pour le service dont il a besoin. Par conséquent, il veut que le dossier soit confié à quelqu'un qui connaît déjà son type de problématique et que le travail soit fait par les personnes appropriées. À notre avis, plusieurs professions se sont éloignées des gens qu'elles voulaient servir en ne contrôlant pas leurs coûts. Pour l'ensemble de notre équipe, la meilleure façon de contrôler ces coûts consistait à stratifier notre travail pour s'assurer tous nos services étaient rendus par des gens qui se situaient au bon niveau de compétences", souligne le président de la firme.

Ici, c'est toute la question de la synergie des compétences directement appliquée au profit du client qui entre en ligne de compte. En maintes occasions, la nature de l'offre de service peut exiger que l'ensemble des avocats s'attablent autour du problème d'un client. À cet égard, le partage des connaissances présuppose un niveau d'intervention ciblé faisant partie intégrante d'une chaîne. "Dans un même dossier, il peut y avoir de la place pour plusieurs intervenants juridiques : des techniciens qui effectuent des recherches, un avocat qui négocie avec un intervenant et un bon plaideur en fin de course, lorsque le dossier est bien monté. De cette façon l'équipe est beaucoup plus forte que n'importe quel intervenant considéré individuellement. Et cette réalité, le KM l'exploite pleinement", poursuit Me Routhier.

Abolir la surcharge informationnelle

Parmi les autres dividendes visés par la firme, il faut noter l'élimination de la surcharge informationnelle et la transformation de l'information en connaissances directes. "Nous avons travaillé sur la base d'un modèle d'intelligence collective. L'objectif était de connecter les intervenants en temps réel afin de valoriser les compétences et entraîner l'action. Pour ce faite, il nous fallait créer des liens entre les différents niveaux de savoir et composer avec les informations stockées. C'est à ce prix qu'il devenait possible de rationaliser l'ensemble de l'information, l'épurer et la transformer en connaissance active", explique M. Sarr.

Le résultat d'une telle démarche se mesure à la nature de l'information à laquelle l'utilisateur accède. En effet, il ne s'agit pas simplement de trier l'information, mais surtout de faire en sorte qu'elle parvienne à la bonne personne, tout en évitant que lui soient acheminées de l'information inutile. Pour ce faire, c'est l'étude et l'analyse de l'ensemble de la trajectoire du processus de transformation de l'information en connaissance qui est mise à contribution, bien plus que l'application d'une simple solution technologique.

"La méthodologie qui consiste à identifier clairement les compétences et leur valeur est loin d'être aléatoire. Elle est basée sur des études scientifiques qui permettent, par la mise en place de processus favorisant l'établissement d'une intelligence collective, de rationaliser l'ensemble de la connaissance acquise, d'en faire une connaissance active et, ainsi, de développer un avantage comparatif majeur dans une entreprise. Et c'est ce que nous sommes en bonne voie de faire", de conclure M. Sarr.

mardi, janvier 04, 2005

De la connexité sociologique suivi du développement endogène et du cyberespace

La connexité, fondement de la nouvelle ressource spatiale francophone.



Les technologies de l’information et de la communication ainsi que la révolution numérique nous font entrer, nolens volens, dans une nouvelle ère. Dont la caractéristique centrale est le transport instantané de données immatérielles. Et la prolifération des liaisons et des réseaux électroniques. Internet constitue le coeur, le carrefour et la synthèse de la grande mutation en cours. Les autoroutes de la communication sont à l’ère actuelle ce que les chemins de fer furent à l’ère industrielle : de vigoureux facteurs d’impulsion et d’intensification des échanges. Ignacio Ramonet, Monde diplomatique, Avril 2000. [1] (http://www.monde-diplomatique.fr/2000/04/RAMONET/13688) Roncevals : acte II

Le tocsin sonne dans toute la francophonie. Les cerveaux, le nerf de la guerre de la nouvelle économie, répondent de plus en plus à l’appel des paradis anglo-saxons, particulièrement américains. En effet, dans un rapport déposé au Sénat français, dénommé le rapport Poncet (1999 – 2000), l’alarme semble être donnée quant aux menaces de l’époque et d’aujourd’hui qui affectent la France : la déroute économique résultant de la fuite des cerveaux (brain drain). Plus précisément, le rapport met en exergue un phénomène plus fondamental : le départ des ressources stratégiques formées en gestion des nouvelles technologies de l’information et de la communication :

Le phénomène serait d'autant plus préoccupant qu'il concernerait au premier chef des cadres et des entrepreneurs formés aux nouvelles technologies de l'information. S'il est un secteur stratégique pour la croissance de demain, un secteur où la capacité à attirer les meilleurs sera un élément décisif de la compétitivité des pays, c'est bien celui des nouvelles technologies de l'information [2] (http://www.senat.fr/rap/r99-388/r99-388_mono.html)

L’importance du phénomène est telle que les auteurs du rapport comparent le phénomène à « la troisième vague d'immigration française après celles provoquées par la révocation de l'Edit de Nantes puis par la Révolution française ». On ne peut être plus clair par rapport à l’ampleur du problème.

À l’autre bout de la galaxie francophone on entend sonner aussi l’olifant des pays membres du sud qui accusent difficilement le coup de cette ponction vitale. Les chiffres, en regard du niveau de développement de ces pays, sont alarmants. En effet, un rapport du Breda -UNESCO (Bureau régional pour l’Éducation en Afrique ) de 1998 fait état de 30.000 titulaires de Doctorat africains exerçant hors du continent africain. [3] (http://www.refer.sn/imprimer568.html)

La brillante étude menée par Abdoulaye Gueye ([4] (http://www.arts.uwa.edu.au/MotsPluriels/MP2002ag.html)) et titrée « Un objet d’étude surréaliste, la fuite des cerveaux africains » nous offre une perspective limpide quant à l’utilisation du concept de fuite des cerveaux. J’y renvoie le lecteur afin de mieux m’occuper de la problématique fondamentale qui m’interpelle c’est-à-dire l’obsolescence de l’objet « fuite des cerveaux » face à l’augmentation de la connexité et la positivisation de la dispersion par la réalité de la nouvelle économie.

De l’économie du futur, de la connexité et de la dispersion : le nouvel environnement de la francophonie.


Nous voulons susciter ici un autre type de regard sur cette problématique de la « fuite des cerveaux » à laquelle nous préférons le concept de mobilité des cerveaux. Nous posons d’emblée que la nouvelle géographie (ubiquité du sujet, asynchronicité des communications) proposée par l’avènement du cyberspace est à la source d’une transversalité relationnelle qui doit, nécessairement, être la réponse francophone à la nouvelle économie ou plus précisément « économie de contenu ». En effet, le nouveau territoire ou l’espace de « la société sans frontière », le cyberspace, devrait permettre à l’espace francophone de mobiliser les ressources de son marché naturel (consommateurs et producteurs) et d’en tirer le maximum de profit. Cette nouvelle donne s’explique par le fait du contenu (idées, informations) qui s’inscrit dans la colonne matière première de la nouvelle économie et du fait de la langue en tant que logiciel (espace de transport) de ce contenu. Autrement dit, si la part des transactions commerciales observées dans la planète augmente dans le cyberspace (3200 milliards de $USD en l’an 2000), il devient important pour les décideurs francophones de considérer ce marché comme un espace de rentabilité essentiel. D’ailleurs, Microsoft l’a tellement bien saisi qu’elle a mis au point, par le biais de MSN, le concept de la « Carte blanche » qui finance la création de contenu francophone afin d’augmenter ses parts de marché dans le marché naturel de la francophonie.

Au delà de la démonstration du caractère substantielle des échanges se passant dans et par Internet, nous attirons l’attention sur la manière dont les décideurs doivent voir Internet et le cyberspace. Certes, espace et canal de transmission et d’échange mais lieu de la cristallisation d’une forme de pensée développementale. En effet, là où la Francophonie n’était qu’un agrégats de pays liés par la langue et l’histoire émerge une Francophonie noétique dont l’ensemble des ressources ont le choix d’intégrer un réseau collaboratif et identitairement intéressant. Une Francophonie éclatée dont la richesse essentielle se retrouve dans les apports divers de l’ensemble de ses ouailles. La dispersion qui était un problème central dans la mobilisation des forces développementales et l’exploitation des ressources francophones devient un atout pour plusieurs raisons, notamment :

- l’interpolarité relationnelle en matière de production - la transculturalité de la création francophone - La multipolarité de la veille stratégique - l’asynchronicité de l’offre - l’augmentation de la capacité francophone en matière de veille stratégique - Augmentation du capital d’intelligence collective de la Société francophone

Cet ensemble de concepts provenant de notre cru ou empruntés à Emmanuel Mung sont les éléments d’une stratégie de recherche visant à mettre en place des modèles d’intervention efficients dans cette économie de contenu. Le premier élément de réflexion est la prise en compte de la Francophonie connectée comme une ressource spatiale (Mung, 2002).

La Francophonie, une nouvelle ressource spatiale.

Il nous importe d’apporter une précision fondamentale : notre observation vise la Francophonie connectée. Qu’importe le nombre de pôles connectés (et le sacro-saint problème de la fracture numérique), ce qui est posé et qui est essentiel ici c’est l’interconnexion des cerveaux francophones dans un espace déterminé et orienté vers l’augmentation de l’offre noétique de la zone dans la dynamique de la nouvelle économie. Pour mieux saisir la problématique, interrogeons la théorie de Ma Mung (Emmanuel Mung) sur la nouvelle fonction de la diaspora et transposons là à l’échelle de la zone. Tout d’abord, la nouvelle géographie issue de la connexité configure l’espace francophone comme une ressource :

Lorsqu’une certaine disposition dans l’espace permet des réalisations difficiles à exécuter dans une autre situation, cette disposition spatiale devient une ressource – et l’on pourrait ajouter en jouant un peu des mots qu’elle devient une disposition sociale puisqu’elle va être l’argument justifiant une certaine façon de se concevoir comme corps social. Une ressource spatiale est alors une disposition dans l’espace susceptible d’être utilisée par les sujets à leur profit. (Ma Mung, 2001)

Autrement dit, la Francophonie connecté devrait être considérée comme un corps social dans la mesure où l’ensemble des sujets francophones, dans une situation d’économie de contenu, doivent être perçus comme un corps social dynamique. Il n’est donc plus question de cette francophonie éclatée dont la nature réelle est politique. Il s’agit de la Francophonie des cerveaux connectés et qui collaborent dans une langue très intéressante, le français, et qui se nourrissent de la diversité culturelle. En effet, le francophone de la Silicone Valley pourrait apprendre de celui du Canada ainsi que de celui de Dakar et ainsi augmenter l’offre francophone en minimisant les obstacles temporels et physiques. Un centre de veille mondiale francophone pourrait jouer le rôle de catalyseur de cette dynamique. Cette proposition, objet d’une recherche en cours, sera présentée aux instances francophones afin que la mobilisation des ressources soit au rendez-vous de cette économie émergente.

Finalement et en guise de conclusion de ces réflexions, les alertes qui nous parviennent du fin fond de la Francophonie devrait susciter la réflexion et non le découragement ou la peur identitaire. Elles doivent pousser le corps social francophone vers l’innovation, la réflexion et une praxis moderne. Le temps du « boostrapping » (Doug Engelbart), pour parler français est arrivé en Francophonie, comme il est de plus en plus question chez nos principaux concurrents (Etats-Unis et autres nations anglo-saxonnes). Il nous est interdit de le rater.


Moussa Sarr, Ph.D. Communautique et intelligence collective

Publié dans l'Année Francophone Internationale, 2005



Développement endogène et cyberespace :la Francophonie"tierce"à l'heure du défi d'Internet

Moussa SARRDoctorant (Ph.D) en sociologie des technologies de l'information et de la communication
Département de sociologieFaculté des sciences sociales,Université Laval (Québec, Canada) mkaltz@aol.com
(1998)

Le succès d'Internet dans les pays développés comme prototype d'infrastructures globales de communication pose le problème des modalités de son extension aux pays en développement. Les tentatives d'intégration des réseaux du Sud au modèle de développement informationnel proposé sous le label"autoroutes de l'information"se heurtent au retard structurel du secteur des télécommunications dans les PVD.Dominique Desbois,www.ufrinfop6.jussieu.fr/~creis/serveur/journal/is98desbois.html
Dans les années à venir, comme le prédisent un certain nombre de chercheurs tels que Michel Cartier (1999, www.mmedium.com/dossiers/2005) et Pierre Levy (Cyberculture, Rapport au Conseil de l'Europe, dans le cadre du projet"Nouvelles technologies: coopération culturelle et communication", Éd. Odile Jacob, 1997), nos sociétés vont être au cœur d'une transformation historique fondamentale.
Le spectacle de la communication planétarisée sera au cœur de nos actions quotidiennes. Le tout à la communication deviendra un modus vivendi pour toutes les nations, surtout avec l'avènement du Global market place. Cette réalité est au cœur des préoccupations des dirigeants de la Francophonie qui, conscients de cette tendance lourde, ont décidé de mettre les pays membres de l'organisation au diapason de cette nouvelle aventure humaine. De HanoÔ à Monaco, en passant par Montréal et Moncton, ils ont fait preuve de clairvoyance et de maturité. Cependant, il apparaît que l'offre développementale, à ce niveau, ne corresponde pas à la demande sociale; et que pour y pallier il faut interroger les modèles pertinents qui se configurent dans cet espace. En fait, à la différence de l'idéologie profane qui croit que la dimension fondamentale du mal développement de la Francophonie tierce est dans le retard infrastructurel, nous affirmons que la question est fondée beaucoup plus par la dynamique relative de l'intelligence collective de notre espace. La réflexion sur ce qui se passe réellement en Francophonie doit toujours être et sera, cette fois-ci, le levier stratégique de notre positionnement dans ce nouveau monde, en perspective. Le cas du Sénégal comme exemple d'un membre de la Francophonie tierce est intéressant. Il nous permet de mesurer l'incidence du déploiement des nouvelles technologies de l'information dans le conditionnement de l'économie.
Ce pays, avec une stratégie très claire depuis 1989 adopté dans l'étude dite Prospective 2015 (Matar Seck, Infrastructures et politiques, Document produit pour l'Observatoire sur les systèmes d'information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal, Sénégal, 1999), est aujourd'hui en phase de réussir le pari des télécommunications comme facteur de développement socio-économique.
Cet article se donne, a priori, comme objectif d'interpeller l'intelligence collective (Pierre Lévy, op.cit., p.32) de la Francophonie. En effet, il est central que la réflexion sur les politiques soit une activité collective et permanente, une activité de veille (il nous semble pertinent que la Francophonie soit doté d'un outil de veille stratégique, car les périodes de bilan sont souvent inadéquates face à la vitesse des événements qui nous interpellent), puisque l'hypermodernité dans laquelle nous entrons est un espace où la réflexion doit être permanente dans la mesure où les mutations sont devenues des réalités du quotidien. Rien n'est acquis et tout se construit dans une dynamique socio-historique sans commune mesure avec ce qui s'est fait lors des révolutions antérieures comme celle de l'imprimerie et de la vapeur. C'est pour cette raison que nous proposons au lecteur une saisie diachronique de cette dynamique fondamentale qui affecte notre espace commun. Trois niveaux d'analyse seront explorés afin de nous permettre de mieux comprendre les dynamiques stratégiques qui fixent certaines dimensions de l'évolution de la Francophonie:
Le renforcement de la Francophonie par le biais d'une stimulation de la solidarité entre les partenaires du centre et les pays en développement membres. Ceci se fera à partir de l'analyse des politiques d'implantation infrastructurelle comme levier de la solidarité de zone.
La lecture scientifique de cette problématique à partir des théories du développement international et, surtout, l'intérêt de l'approche du développement endogène tel que défini par Dominique Desbois (inforoutes et développement: les enjeux de la mondialisation).
La modélisation d'un cas intéressant en Francophonie: le Sénégal.
DU RENFORCEMENT DES INFRASTRUCTURES COMMUNICATIONELLESen Francophonie comme levier de sa consolidation socio-économique et identitaireSi le futur sera celui du contenu, le présent est au développement des infrastructures. En effet, tous les analystes sont clairs là-dessus, le développement socio-économique est corrélé à une pénétration conséquente des télécommunications (Dominique Desbois, 1998). Point n'est besoin de tergiverser sur la question, surtout dans le cadre de la Francophonie, car les nouvelles technologies, surtout Internet, représentent un outil stratégique de consolidation économique et identitaire. Dans un article au titre fort révélateur,"Information technology, Globalization and Social Development", Manuel Castells (Information Technology, Globalization and Social Development, Paper prepared for the UNRISD Conference on Information technologies and Social Development, palais des Nations, Geneva, 22-24 June 1998) soutient que Internet est un outil stratégique de développement. Ce qui veut dire que le déploiement d'Internet dans les espaces non nantis de la Francophonie est fondamental en ce qu'il permet aux opérateurs socio-économiques de la zone de pouvoir commercer (dans son sens le plus noble, c'est-à-dire échanger des biens, mais aussi des outils de solidarité) entre eux et de développer une réelle solidarité francophone. En effet, le développement des infrastructures en francophonie permettra la réalisation effective d'un espace de solidarité qui ne s'arrête pas qu'à des principes institutionnels, mais plutôt à une réalité interactionnelle où l'ensemble des acteurs (les opérateurs économiques, les chercheurs, les populations) peuvent, à tout instant, apprendre, chercher, échanger, etc., dans un cadre de référence qui leur est commun.
Ce déploiement infrastructurel qui conditionne celui d'Internet est au cœur des stratégies de développement, comme le révèle Michel Elie dans un résumé fort pertinent sur le rôle d'Internet dans le développement socio-économique. L'auteur affirme qu' :
"[Il] existe une relation entre le déploiement de l'Internet dans les différents pays du monde et le niveau de développement de ces pays: l'étude des statistiques concernant la taille du réseau dans chaque pays sur les deux dernières années permet de mettre en évidence certains facteurs qui favorisent ou freinent la progression de l'Internet à ce niveau. Une corrélation apparaît entre le nombre de sites Internet dans un pays et son niveau de développement, analogue à celle que montre la classique courbe de Jipp (1963) (www.ufrinfop6.jussieu.fr/~creis/serveur/journal/is98desbois.html) entre le nombre de lignes téléphoniques principales et le niveau de développement."
Cette fonction des télécommunications comme outil de conditionnement du développement est analysée d'une manière plus conséquente par Dominique Desbois qui oppose cette approche à la fameuse théorie de Rostow en posant que :
"Dans le cycle du développement de Rostow, l'importance des télécommunications s'accroît avec la montée en puissance de la production industrielle et la complexification des échanges qui en résultent. Le développement des activités marchandes induit un accroissement des volumes d'information générés par les transactions, les services de télécommunications interviennent comme supports d'échange d'information entre agents économiques."
L'obsolescence de la théorie de Rostow est au cœur de la réalisation de l'intelligence collective, car son acceptation par les penseurs est une condition fondamentale de l'émergence d'une nouvelle vision de la coopération intrazonale. En effet, les réceptacles d'hier deviennent et doivent impérativement devenir, aujourd'hui, des participants actifs de la consolidation de notre marché naturel. Il ne s'agira plus de faire de l'aide internationale mais d'assurer d'une manière volontaire la dotation infrastructurelle d'un ensemble de pays qui deviennent des maillons essentiels de l'ensemble francophone. Ce qui veut dire que le progrès technique et la croissance en Francophonie tierce ne doivent plus être considérés comme des variables exogènes mais des facteurs endogènes essentiels pour le développement de la zone. Ce point de vue, central dans notre analyse, est corroboré par Desbois qui observe que :
"L'approche du développement économique proposée par Rostow se situe dans la ligne des théories classiques de la croissance fondées essentiellement sur la dynamique d'accumulation du capital (à travers des indicateurs comme le pourcentage des investissements en télécommunications dans la formation brute de capital fixe, considérant le progrès technique et la croissance comme des variables exogènes."
Il devient donc de plus en plus évident que nos réflexions doivent se tourner vers une analyse plus systémique. Considérer le développement des pays francophones tiers comme une utopie serait considérer la Francophonie de 2005 (Michel Cartier, 1999) comme la défaite de la Francophonie. En effet, l'exigence d'une philosophie développementale nouvelle est une réalité. L'utilisation d'un nouveau modèle de lecture nous permet de circonscrire plus aisément les nouvelles tendances dont la théorie du développement endogène que Desbois définit ainsi :
"Si les théories classiques de la croissance postulent la décroissance de la productivité marginale du capital, la théorie de la croissance endogène affirme qu'il suffit d'une productivité marginale constante pour pouvoir observer une croissance auto-entrenue. D'une part, la théorie de la croissance endogène intègre dans sa modélisation une diversité des sources potentielles, des sources de croissance (recherche et innovation technologique, division du travail, capital humain, capital physique), permettant une meilleure prise en compte des interactions entre télécommunications et développement économique.
La théorie endogène de la croissance s'oppose à une vision des rôles des télécommunications en aval de la phase du décollage économique et incite à recentrer la problématique des interactions sur l'hypothèse que le déploiement des infrastructures de télécommunications doit accompagner le développement économique, l'exemple de la France des années 60 illustrant la pertinence d'une telle approche."
Cette pertinente observation théorique est justifiée par les performances du Sénégal qui s'affiche, de plus en plus, comme un pays francophone tiers réussissant le pari de son insertion dans la société informationnelle. À ce propos, Olivier Sagna, dans un Draft destiné l'UNRISD (État de l'art sur les technologies de l'information et le développement social au Sénégal (Draft), United Nations, Research Project on Information Technologies and Social Development, New York, 2000) est tout à fait clair quant à l'accès de ce pays dans le nouveau monde. Il dira :
"[Si] l'on prend en considération le développement de l'infrastructure et des services de télécommunications, la multiplication des radios privées, la connexion aux autoroutes de l'information et l'utilisation croissante de l'information dans les différents segments de la société, on peut dire que le Sénégal a fait son entrée dans la société de l'information à la fin des années 80".
LES CHOIX STRATÉGIQUES DU SÉNÉGALun modèle de réflexion pour le déploiement de l'intelligence collective francophone
Dans un rapport sur les Infrastructures et politiques au Sénégal, Matar Seck (op.cit.) démontre la pertinence des politiques de déploiement des télécommunications au Sénégal, et par la suite d'Internet, en focalisant son propos sur les orientations de l'étude prospective 2015 adoptée en 1989 où il était question d'une politique avant-gardiste de développement"d'une civilisation de réseaux". Mais, c'est surtout lors des Journées sénégalaises des télécommunications (15 au 18 juin 1983) que l'auteur du rapport fixe les véritables fondements de la nouvelle politique télécommunicationnelle du pays. En effet, c'est lors de ces assises que l'État s'est résolument tourné vers la mise en place d'infrastructures opérationnelles, en vue de doter le pays d'une véritable politique de développement télécommunicationnel. Plusieurs textes réglementaires en fixent les contours: la loi 96-03 du 22 février 1995 portant sur le code des télécommunications et la loi régulant le démantèlement de la SONATEL (Société nationale des Télécommunications au Sénégal). Mais, c'est surtout les choix stratégiques gouvernementaux qui ont réellement dopé la politique de pénétration infrastructurelle. À ce niveau, il faut admettre que le gouvernement d'alors avait une bonne vision prospective des enjeux du futur. Ce qui en résulte, c'est l'excellence des indicateurs économiques sur l'apport des TIC dans la formation du produit intérieur brut. Des résultats qui sont le reflet de la consolidation de l'espace francophone (Matar Seck, 1999) :
"En 1996, le chiffre d'affaires des télécommunications représentait 2,6% du PIB. Ce taux, dit-il, élevé (pour un pays en développement), est caractéristique d'un pays où le secteur des télécommunications est dynamique et a atteint un niveau de développement optimal par rapport aux autres secteurs de l'économie. En effet, le secteur des télécommunications représente en moyenne 1,7 % à 2,8 % du PIB dans la plupart des pays industrialisés."
Ce qui veut dire, en dernière analyse, que le développement infrastructurel en Francophonie est non seulement une priorité d'ordre économique (industrielle et culturelle), mais qu'elle s'inscrit dans la consolidation sectorielle de l'espace francophone en vue de la guerre des contenus qui s'amorce déjà dans le cyberespace.

© L'Année francophone internationale, 1991-2000. Tous droits de reproduction, de traduction et d'adaptation réservés.


samedi, décembre 18, 2004

Situated learning and communities of practices

La livraison suivante reflète mon regard sur ce que je fais dans le laboratoire de recherche dans lequel je me suis engagé pour comprendre le cœur de la mutation sociale qui nous affecte: le déploiement du paradigme de l'informationnalisme (Castells). Les théories qui sous-tendent les recherches sur la co-construction du savoir et l'avénement de dynamiques communautaires salvatrices, celles du socio-constructivisme, représentent le point de vue par lequel les membres du laboratoire voit les dynamique de construction de l'intelligence collective.

Lecture: Lave et Wenger
http://www.cefrio.qc.ca/pdf/Étienne_Wenger_Seminaire_2005.pdf

http://museumlearning.com/scripts/search_display.php?Ref_ID=1173

Overview: http://tip.psychology.org/lave.html

Lave argues that learning as it normally occurs is a function of the activity, context and culture in which it occurs (i.e., it is situated). This contrasts with most classroom learning activities which involve knowledge which is abstract and out of context. Social interaction is a critical component of situated learning -- learners become involved in a "community of practice" which embodies certain beliefs and behaviors to be acquired. As the beginner or newcomer moves from the periphery of this community to its center, they become more active and engaged within the culture and hence assume the role of expert or old-timer. Furthermore, situated learning is usually unintentional rather than deliberate. These ideas are what Lave & Wenger (1991) call the process of "legitimate peripheral participation ."
Other researchers have further developed the theory of situated learning. Brown, Collins & Duguid (1989) emphasize the idea of cognitive apprenticeship: "Cognitive apprenticeship supports learning in a domain by enabling students to acquire, develop and use cognitive tools in authentic domain activity. Learning, both outside and inside school, advances through collaborative social interaction and the social construction of knowledge." Brown et al. also emphasize the need for a new epistemology for learning -- one that emphasizes active perception over concepts and representation. Suchman (1988) explores the situated learning framework in the context of artificial intelligence.
Situated learning has antecedents in the work of Gibson (theory of affordances) and Vygotsky (social learning). In addition, the theory of Schoenfeld on mathematical problem solving embodies some of the critical elements of situated learning framework.
Scope/Application:
Situated learning is a general theory of knowledge acquisition . It has been applied in the context of technology-based learning activities for schools that focus on problem-solving skills (Cognition & Technology Group at Vanderbilt, 1993). McLellan (1995) provides a collection of articles that describe various perspectives on the theory.
Example:
Lave & Wenger (1991) provide an analysis of situated learning in five different settings: Yucatec midwives, native tailors, navy quartermasters, meat cutters and alcoholics. In all cases, there was a gradual acquisition of knowledge and skills as novices learned from experts in the context of everyday activities.
Principles:
1. Knowledge needs to be presented in an authentic context, i.e., settings and applications that would normally involve that knowledge.
2. Learning requires social interaction and collaboration.
References:
Brown, J.S., Collins, A. & Duguid, S. (1989). Situated cognition and the culture of learning. Educational Researcher, 18(1), 32-42.
Cognition & Technology Group at Vanderbilt (March 1993). Anchored instruction and situated cognition revisited. Educational Technology, 33(3), 52-70.
Lave, J. (1988). Cognition in Practice: Mind, mathematics, and culture in everyday life. Cambridge, UK: Cambridge University Press.
Lave, J., & Wenger, E. (1990). Situated Learning: Legitimate Periperal Participation. Cambridge, UK: Cambridge University Press.
McLellan, H. (1995). Situated Learning Perspectives. Englewood Cliffs, NJ: Educational Technology Publications.
Suchman, L. (1988). Plans and Situated Actions: The Problem of Human/Machine Communication. Cambridge, UK: Cambridge University Press.

Relevant Web Sites:

For more about Lave and situated learning, see

http://scottlab.human.waseda.ac.jp/situated.html

http://www.infed.org/biblio/communities_of_practice.htm